La Cocadrille / Théâtre d’Altitudes | Propos

La Cocadrille / Théâtre d’Altitudes

Propos

C’est en partenariat avec la FACIM (Fondation pour l’action culturelle internationale en montagne) que s’est inventé pour l’été 2002 ce projet de Théâtre d’Altitudes dans le cadre de « Terres des Alpes », actions culturelles que la FACIM mène à travers l’étude et la valorisation du paysage rural savoyard.
Théâtre d’Altitudes s’est d’abord inscrit en 2002 sur le territoire de Savoie en collaboration avec deux communes, La Giettaz en Aravis (Val d’Arly) et Beaufort (Massif du Beaufortain).
J’avais le désir d’utiliser ses impressions de montagne comme matériaux de théâtre : traces et mémoires familiales d’un petit village savoyard du Massif des Aravis, La Giettaz, et de parler des « gens de là-haut », les gens de la montagne.
Avec La Cocadrille ou les trois vies de Lucie Cabrol récit de John Berger extrait du recueil de nouvelles «Dans leur travail» qui s’inspirent de l’existence des paysans de Haute-Savoie, de leurs paroles, de leur travail et de leurs rites, j’ai fabriqué comme en résonance à toutes ces traces, un «Land-Art» pour comédiens, saxophone, percussions, cloches de vache et bûcherons, dialogue théâtral entre une œuvre littéraire, un territoire et un paysage.

La Cocadrille explore le théâtre en plein champ dans l’intervalle entre le jour et la nuit. Une orchestrâ improvisée dans la nature et composée d’un demi-cercle de billots de bois et d’un demi-cercle de spectateurs. Un plancher posé sur l’herbe, Théâtre des trois vies de Lucie Cabrol. Un repas et une soupière qui fume – rituel célébrant le bonheur d’être ré-unis. Jean exhume le passé – bruits des couverts et rythme d’une hache fendant le bois martèlent les 3 vies exhumées de Lucie Cabrol. Les convives, pantins articulés par le passé retrouvé, s’agitent comme un coryphée au son du saxophone, des percussions et des cloches de vache.